Sollicitation du permis de conduire
par La chouette de la ré le Lun 14 Avr 2008 07:53
HOU ! HOU ! c'est la chouette de la Réunion qui a eu peur car Pan sur le bec
Allo la terre c'est un forum pas un champ de bataille
On partage, on se doit de ne pas être d'accord, et on fait des propositions constructives qui permettent à chacun de progresser en savoir et de fait en sagesse
Mais faute avouée à demie pardonnée. Donc au moins deux erreurs de mon côté : d'une part le message est vieux mais sa position sur le forum ne m'a pas interpellé, et deux c'est en effet une annulation de type judiciaire qui a un cadre plus restrictif pour la sollicitation d'un nouveau permis. Toutefois ce qui a été écrit de mon côté était dans le cadre d'une annulation type perte de points et donc sans avoir répondu à une question qui n'a plus lieu d'être sur ce forum je n'ai pas raconté de bêtise
Alors manifestement on a un problème réel de linguistique, et celui-ci est compréhensible car il est de notoriété public que certains mots sont détournés de leur contexte original et deviennent une source de quiproquo dont il faut se méfier
Le débat est ouvert. Le mot invalidation est utilisé pour préciser que le permis est annulé du fait de la perte totale de points. Mais soyons bien d'accord que la définition du terme « invalidation » est mal usitée dans ce cas et ce pour diverses raisons. C'est un terme qui nous vient directement du Code électoral. Son utilisation est dans le cadre d'une action administrative pour annuler « le choix des urnes » au regard de certaines malversations techniques, morales, économiques. La décision d'invalidation est donc d'enlever « la valeur légale » à une élection et d'enclencher une nouvelle procédure de vote. Derrière ce mot se cache une notion de définitif, au contraire de la perte de validité qui est le terme exacte utilisé par le code de la route et qui donne cette notion d'un après
Pour le permis que ce soit une décision judiciaire, ou une perte totale de points on parle de toute façon d'annulation du permis de conduire. Le terme invalidation est impropre pour moi et c'est une opinion qui n'engage que ma personne, car le permis même annulé à une valeur. La preuve en est que l'on garde le même NEPH, que dans certains cas le législateur a considéré que l'expérience acquise devait être prise en compte dans le repassage des épreuves. En dernier il est vrai que l'annulation judiciaire est très rarement mise en doute par les avocats : il y a très peu d'appels car la décision du juge s'appuie sur des faits peu discutables. Par contre la décision administrative de retrait de permis par pertes de points a été à l'origine d'un feu de barrage où les avocats se sont engouffrés. Ils ont démontré des « vides juridiques », des erreurs de constatations et une technicité des appareils et de leur mise en application laissant le droit au doute. Ces appels permettent au justiciable de conduire en toute légalité même sans permis et sont même à l'origine d'une restitution de permis complet (12 points) : il n'y a donc pas perte de valeur, bien au contraire.
Attention mes propos ne sont pas de dire que le permis à points est une erreur. Mais il est indéniable de remarquer que le système n'était pas « au point ». La répression est nécessaire voire vitale pour rester en vie sur les routes. La diminution de plus de 10% des vitesses moyennes en France montre bien l'impact positif de la volonté du ministère poussé par les instances européennes de modifier le comportement des français au volant. Maintenant je suis andragogue (pédagogue = enfant toujours des mots) et j'attends avec impatience que le continuum formatif devienne une réalité de terrain avec en particulier le rendez-vous décennal.
Pour en revenir à nos moutons je maintiens mes propos car ceux-ci sont directement reliés à une expérience vécue dans mon entreprise. Un de mes élèves en annulation (invalidation pour toi) a été à l'origine d'un fait réglementaire que je ne connaissais pas. En s'inscrivant il me précise qu'il peut passer l'examen avant sa fin de période d'annulation. Après vérification auprès d'un « expert » (Ah encore des maux disait Dalida) il avait raison : donc acte. L'explication avancée est de limiter les risques de conduite sans permis en favorisant le retour RAPIDE des conducteurs sanctionnés.
Pour ce qui est de l'annulation judiciaire je vais me renseigner mais si ce droit n'était pas offert aux justiciables au moins pour le passage du code dans ce cas alors on serait dans une discrimination juridique qui en droit français est automatiquement contestable. Mais je suis d'accord sur le fait qu'il y a un délai de carence qui est défini sur la grosse de jugement par l'apposition de la date du droit de sollicitation.
La deuxième partie de ton message a été pour m'inquiéter car elle propose des informations qui ne me concernent pas. Pour ce qui est des annulations de jeunes conducteurs je n'en ai jamais eu pour le moment. Par contre j'ai bien eu un élève moto qui 5 ans après son permis a repassé tout (conduite en période de suspension). Donc je ne cours pas après les jeunes conducteurs récidivistes, j'ai assez de mes 25 inscriptions en code par mois (avec des pointes à 40)
Mais ce qui a été le plus dur dans la lecture de ce message c'est l'idée que tu te fais des alcooliques dépendants. En premier c'est une maladie et tu as à faire à des malades dans le sens physique du terme. Car la psychologie provoquée par une addiction génère un mal être de la personne elle-même : elle se sait malade, elle sait qu'elle fait du mal à son entourage immédiat, mais elle n'envisage pas la guérison : c'est une fatalité pour elle et c'est très dur de la convaincre du contraire. Il ne faut surtout pas mettre ces personnes dans la même catégorie que les consommateurs dits « festifs » qui sont, je le rappelle la catégorie la plus présente dans les accidents mortels de la route. Comme disait Coluche on éponge les excédents : la France aime boire c'est une coutume de la nuit des temps. Heureusement la population commence à avoir une attitude plus réaliste du couple « route / alcool ». Malheureusement le facteur alcool qui a toujours été le premier dans notre département outremer est devenu aussi en métropole le facteur prépondérant depuis 2007
Pour terminer je suis sur un forum pour apprendre, partager mon expérience. Mes élèves d'une certaine façon me permettent d'offrir ce service et en retour j'ai conscience que je peux recevoir plus que je ne donnerai. Les bénéfices personnels seront de fait offerts à mes candidats : c'est la magie d'Internet mettre en contact un grand nombre sans oublier le droit à la différence et bénéficier des parcelles de savoir de chacun.
Convivialité même devant l'erreur c'est une base en apprentissage.
Sourires et partage seront les deux mots de la fin.
Amitiés à tous La Chouette de la Réunion
PS : je milite pour que le feu du centre soit appelé feu orange et non feu jaune, et que l'on ne me parle pas du losange de caractère prioritaire mais bien du carré pointe en bas. En dernier qui peut m'expliquer pourquoi un panneau spécifique de transports de matières dangereuses qu'il ne faut surtout pas confondre avec les matières de nature à polluer les eaux et celui des matières explosives (j'ai la réponse et un indice elle est électrique !!!).