Re: Signalisation pour circulation alternée ?
par mlon le Jeu 2 Sep 2010 14:35
Pour certaines...
LA loi la plus inadaptée du moment, est sans conteste la loi en faveur des Personnes à Mobilité Réduite.
En effet, elle contraint très fortement la géométrie des places destinées aux PMR. Cela peut paraître sain, mais débouche sur l'effet contraire: dans les rues des coeurs historiques (et encore), là où la largeur disponible est faible, on se voit contraint de supprimer ces places. Également lorqu'on refait la couche superficielle de la chaussée ("passer un tapis").
Résultat, on doit expliquer à des handicapés qu'avec une loi plus en leur faveur, la place qu'on avait tracé à l'approche de leur domicile a été transférée (quand tout bonnement elle n'a pas supprimée) à 1 km de chez eux, faute de géométrie favorable.
D'aucun diront que la place est réservée pour tous les handicapés, et pas celui qui habite là.C'est vrai. Mais rien n'empêchait de créer des places supplémentaires, par rapport au minimum légal, à l'endroit précis où elles étaient le plus utile. Aujourd'hui, grace à une législation très dure, j'ai été amené à expliquer à des parents d'un enfant polyhandicapé pourquoi je devais leur compliquer le quotidien (au final, j'ai quand même fait tracer la place, et pour ce , je me retrouve à devoir aller au tribunal administratif...affaire à suivre).
Au final, les places ne sont donc plus implantées là où elle sont le plus utile (devant le établissements ayant vocation à recevoir du public, à l'apporche de poles d'échanges de transport en commun, devant les pharmacies...), mais là où on a assez de largeur.
Edit: veuillez m'excuser de ce HS, mais c'est mon quotidien, je découvre le forum, alors, cela me tient à coeur. Et, bien-sur, le reste de la loi sur la mobilité est une grande avancée pour tous.
NB: pour en revenir au sujet de base, effectivement, les écluses devriaent, à mon humble avis, faire l'objet d'une réglementation plus dure.
Pour les personnes étant importunées par un aménagement ne respectant pas l'esprit des codes, lois, et normes, il est toujours possible:
- d'écrire au préfet, qui peut soit saisir la comission citée plus bas, soit prendre l'arrêté annulant l'arrêté du maire.
- de solliciter la comission départementale de sécurité routière.
Enfin, si le maire est un tordu, il est aussi possible de contester les arrêtés de police qu'il émet, auprès du tribunal administratif. Mais là il faut avoir du temps et de l'energie à dépenser, car il faudra que la justice passe (et accessoirement réussir à prendre connaissance des-dits arrêtés dans la période des deux mois légaux - affichage obligatoire en mairie).