Décidément, Titou, vous n'êtes pas du genre aimable...
Va pour vos fascicules qui reprennent les procédures officielles d'évaluation... On le sait, plus les procédures d'évaluation sont précises, plus elles sont la marque du peu de confiance mise dans les compétences de l'évaluateur...
La réussite à l'examen n'a rien à voir avec la compétence des formateurs ; si vous l'aviez été...
j'arrête là la citation, car il faudrait tout reprendre mot à mot...
Je l'ai été, formateur, j'ai, tout comme vous, ce BEPECASER qu'on obtient après 6 mois de bachotage, dans un centre de formation qui vit des subsides publics (la quasi-totalité des élèves sont totalement pris en charge par les finances publiques - pas moi, j'ai payé pour ma formation). Je peux affirmer que j'ai été "formé" par des gens qui étaient eux-mêmes stagiaires pour obtenir le BAFM (ce diplôme qui s'obtient par cooptation), donc par des gens dont la compétence n'avait pas été officiellement reconnue, ce dont je me suis vite rendu compte.
Et si la réussite à l'examen n'a rien à voir avec la compétence des formateurs, elle doit avoir à voir avec la météorologie ou l'évolution du CAC40, à moins que ce soit fonction de la fréquentation des camping en Base-Provence. Si je suis votre raisonnement, non seulement on quitte l'auto-école sans savoir conduire, mais on n'est même pas capable de réussir un examen qui lui-même ne sanctionne aucune compétence. Bravo.
Vous semblez mal informé sur la composition des jurys à examens du BEPACASER. Certes, il y a des enseignants de l'Éducation nationale, mais les juges sont surtout des fonctionnaires de préfecture ou des inspecteurs du permis de conduire (tous pédagogues reconnus, bien entendu), et d'autres moniteurs, ainsi que de rares BAFM qui sont les formateurs des candidats. Le corps enseignant auquel vous reprochez de ne pas
nous reconnaitre nous,les formateurs,comme des enseignants!
ne l'a fait que pour une simple raison, c'est que nous sommes des prestataires payés, comme les médecins et les péripatéticiennes, à l'acte. Eux font un travail qui ne dépend pas (directement) du contenu du portefeuille des élèves, et la différence est de taille. On peut dire également que ces "profs" que vous semblez ne pas beaucoup aimer, font cinq ans d'études et passent un concours difficile avant de se retrouver devant leurs élèves. Pouvons nous aussi tirer argument de longues études et d'un concours difficile? Enfin, quand dans les années 80 il a été question d'intégrer les "moniteurs de conduite" (c'était déjà fait pour l'enseignement professionnel depuis de longues années) dans la grande famille des professeurs de l'Éducation nationale, peu nombreux ont été les moniteurs qui ont soutenus cette idée, et nombreux ont été les boutiquiers qui ont voulu à tout prix conserver le
statu quo car ils ne voulaient pas devenir "fonctionnaires" et surtout qu'on vienne mettre son nez dans leur tiroir-caisse dont tout le monde sait qu'il fonctionne bien souvent "au noir" pour 10 à 50% (mon évaluation est large, pour rester digne de foi).
Terminons-en. Cessez de vous lamenter sur tous ces gens incompétents qui croient pouvoir assurer la formation des conducteurs. Vous venez d'avouer que les moniteurs n'y peuvent rien, même pas capable d'assurer le succès à l'examen dans des proportions décentes, avez-vous jamais imposé à une personne qui va assurer l'accompagnement d'un élève pendant 3.000 kilomètres une évaluation de sa conduite et deux ou trois heures de remis à niveau? Si vous l'avez fait, je vous tire mon chapeau, car vous appartenez à une minorité qui se dénombre sur les doigts d'une seule main.
Pour la suite, consultez mon blog aux pages "Sur la route".
RH